Le square Maxime

 

Apprenti au Ritz où il  apprend son métier de cuisinier, Maxime Bord arrive à Coulonges en 1929 et rachète l’hôtel du Grand Cerf qu’il transforme en Bar Hôtel  Restaurant à qui il donne son nom.

Dès le début de la guerre en 40, il  ouvre généreusement une cantine pour les nombreux réfugiés de la commune.A la libération, le temps des restrictions  alimentaires passé, le restaurant de Maxime bénéficie d’un regain de notoriété : Langoustes belle vue, Escargots farcis, Homard à l’Américaine, Veau Orloff, Canard à l’orange, Canard Montmorency….on vient de Nantes, Bordeaux, Paris même,  passer quelques jours à l’hôtel pour profiter de la table.Les représentants qui sillonnent la France n’hésitent pas à faire le détour par Coulonges le temps d’un repas. Maxime reçoit également de nombreux marchands de chaussures qui assurent la réputation du lieu.

 Chaque Dimanche, le restaurant est complet. 250 à 300 convives répartis dans les trois salles et en plusieurs services.Les banquets se succèdent, les militaires de Saint Maixent comptent parmi les habitués et le docteur Lafitte amène chaque année les internes de l’hôpital de Niort.Le mardi, jour de  foire et de marché, les commerçants affluent.Le bar, chez Maxime, c’est aussi le lieu de l’apéritif pour les Coulongeois qui s’y retrouvent chaque soir, jouent aux cartes ou se racontent la journée écoulée.En avril 1962, Maxime disparait brusquement laissant sa veuve maintenir plusieurs années la réputation de son établissement qui s’achèvera par un terrible incendie en août 1979. 

Dans les années 80, un commerce de vaisselle et d’électroménager ouvre avant d’être repris par une entreprise de Pompes Funèbres et Marbrerie. Son transfert, près de la poste dans un premier temps, a laissé à l’abandon cet espace peu accueillant,  en plein centre bourg.

En 2010, le site a fait l’objet d’un réaménagement imaginé, réfléchi puis réalisé presqu’ en intégralité lors du  mandat de Christian BONNET. (2001-2014)

C’est tout naturellement que le nom de Maxime a  été donné au square,  en hommage au célèbre cuisinier qui a fait la renommée de Coulonges en son temps.