Notre histoire est un trésor !

Les « Coulongeoises » et les « Coulongeois » vivent au quotidien dans un environnement fortement marqué par l’histoire, une richesse qu’ils partagent volontiers. A l’office de tourisme, les curieux qui le souhaitent, pourront découvrir notre passionnante histoire locale, sans laquelle la grande Histoire aurait, peut-être, moins de charme.

Mais sachez que le nom de « Coulonges » est dérivé d’un mot latin qui signifie « colons ». Qui étaient-ils ? Sans doute des populations implantées par Rome à l’époque de César ou peu après, rien ne peut être affirmé avec certitude.

Situé près de l’ancienne voie gallo-romaine reliant Saintes à Angers, le premier ensemble connu d’habitations implantées sur la commune est celui du village de Tourteron, en direction de Saint-Pompain. Il est connu à l'époque mérovingienne pour son atelier monétaire. La première évocation de Coulonges apparaît dans un document en 978, pour laquelle  il est question d’un  domaine agricole hérité de l'Antiquité.

Le bourg connaît une première phase d’expansion autour de l’église qui date du XIIème siècle. A travers les âges,  notre commune connaît différentes appellations : Coulonges-les-Royaux, Coulonges-les-Réaux…

Avec l’achat de la Seigneurie par la famille d’Estissac, la construction du château au XVIème siècle et l’instauration des grands marchés, le centre urbain se déplace. C’est ainsi que le château et les différentes places comme celle du minage, sont devenus le cœur de la cité actuelle.

Le mystère perdure quant aux raisons qui poussent la famille d'Estissac à se fixer en Poitou. Victime de circonstances politiques, la place forte construite par Amaury d’Estissac est rasée sur ordre de Louis XI qui craint un complot ourdi par son frère et auquel auraient pactisé les d’Estissac. C’est en 1473, à la mort de Charles de France, ce frère qui l’inquiétait tant, que Louis XI autorise Jean d’Estissac à construire un nouveau château, non défensif, au cœur de la cité.

En 1525, Geoffroy d’Estissac prend, comme secrétaire particulier, un moine qui vient de fuir le couvent de Fontenay-le-Comte pour avoir étudié le grec, ce qui à l'époque est considéré comme hérétique par la Sorbonne et la sainte Inquisition. Ce moine n’est autre que François Rabelais. Au cours de cette période (1525-1526), des liens d'amitié et d’estime se tissent entre les deux hommes malgré la différence de condition. Rabelais peut, grâce à l'influence de son protecteur, donner libre cours à sa fantaisie et à son génie créateur à l'abri de la vindicte de ses détracteurs et de l’Inquisition. C’est ainsi que Rabelais devint l’initiateur de la pensée humaniste française.

Par la suite, Geoffroy d'Estissac bénéficie en retour de la clairvoyance de Rabelais qui lui fait part des nouveautés rencontrées au cours de ses voyages : par exemple, alors qu'il est médecin du cardinal Jean du Bellay à Rome, il lui envoie des graines de laitues qui seraient à l'origine de la culture de cette plante en Poitou.

Une autre grande période de notre passé est celle de la prospérité économique liée à l’exploitation minière du bassin houiller de Saint-Laurs au XIXème siècle. Fours à chaux, voie ferrée, halles et riches villas vont alors changer le visage de la commune.